La « sudisation » du secteur de l’aide internationale
Depuis une trentaine d’années, les acteurs du secteur de l’aide internationale ont cherché à impliquer davantage les populations auprès desquelles ils intervenaient dans un mouvement de « sudisation ». Chez Médecins sans frontières (MSF), ce mouvement s’est notamment traduit par une diversification...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/ried, |
|---|---|
| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Revue internationale des études du développement
2024
|
| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Depuis une trentaine d’années, les acteurs du secteur de l’aide internationale ont cherché à impliquer davantage les populations auprès desquelles ils intervenaient dans un mouvement de « sudisation ». Chez Médecins sans frontières (MSF), ce mouvement s’est notamment traduit par une diversification de l’origine des « expatriés ». Basé sur cinquante-cinq entretiens et une observation participante, cet article analyse l’enjeu implicite de la « sudisation » : l’émancipation des individus du Sud vis-à-vis du Nord. Fruit d’une volonté politique « sudiste » et d’un besoin grandissant en « expatriés », la « sudisation » de MSF entraînerait en fait une dépolitisation partielle de l’organisation, déplacerait son équilibre stratégique et ferait finalement émerger une nouvelle stratification sociale. |
|---|