Conflit armé sur les paysans colombiens
Dans le temps long, le Bas Atrato colombien s’est constitué en tant qu’espace d’exploitation des ressources foncières par différents acteurs extérieurs (État, groupes armés illégaux, entreprises agro-industrielles). L’État a été absent de toute forme de régulation dans cette région marginale touchée...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ried, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Revue internationale des études du développement
2024
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans le temps long, le Bas Atrato colombien s’est constitué en tant qu’espace d’exploitation des ressources foncières par différents acteurs extérieurs (État, groupes armés illégaux, entreprises agro-industrielles). L’État a été absent de toute forme de régulation dans cette région marginale touchée par une forte conflictualité. En 1997, dans un contexte d’intensification du conflit armé, plusieurs initiatives locales de résistance à la violence et de regroupement de petits paysans « déplacés » ont émergé et ont obtenu le soutien de l’Église et de réseaux d’action transnationaux. Ces stratégies de survie et de retour collectif ont abouti à la formation d’un agir politique par la mise en place de projets territoriaux et politiques alternatifs. Des communautés paysannes ont accédé à la propriété collective de leurs terres. Cependant, la population locale a toujours entretenu une relation ambivalente avec l’État, entre volonté d’autonomie radicale et désir de reconnaissance. |
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