Cadre juridique imprécis, niveau d’exigence faible : quelle place pour l’efficacité de l’action ?

La coopération décentralisée s’est historiquement construite autour d’un document juridique unique – la convention de coopération – au contenu flou et peu contraignant. Alors que la montée en puissance de l’action internationale des collectivités territoriales françaises aurait pu militer en faveur...

وصف كامل

محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/ried,
المؤلفون الرئيسيون: Buffet, Jacky, Camous, David-André
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Revue internationale des études du développement 2024
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:La coopération décentralisée s’est historiquement construite autour d’un document juridique unique – la convention de coopération – au contenu flou et peu contraignant. Alors que la montée en puissance de l’action internationale des collectivités territoriales françaises aurait pu militer en faveur d’un document plus exigeant en termes d’engagement et de responsabilités, le législateur a préféré s’orienter vers une formule plus souple en le rendant facultatif, voire en le supprimant. Cet article interroge les motivations d’une telle évolution et envisage ses conséquences éventuelles en termes d’« asymétrie » entre « prestataires » et « bénéficiaires », de faibles incitations à la recherche d’efficacité des actions menées et finalement de responsabilité morale et juridique molle face aux bilans contrastés susceptibles d’en découler. De telles évolutions ne suggèrent-elles pas la construction d’un modèle « libertaire » de coopération ?