Résilience et développement : complément, substitut ou palliatif ?
Quelle fonction politique remplit le vocabulaire de la résilience, aujourd’hui omniprésent dans l’aide au développement ? Cet article analyse le discours de programmes et de projets d’aide, à la lumière de recherches conduites pendant une quinzaine d’années auprès des populations pastorales sahélien...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ried, |
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| Autori principali: | , , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue internationale des études du développement
2024
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Quelle fonction politique remplit le vocabulaire de la résilience, aujourd’hui omniprésent dans l’aide au développement ? Cet article analyse le discours de programmes et de projets d’aide, à la lumière de recherches conduites pendant une quinzaine d’années auprès des populations pastorales sahéliennes, aujourd’hui emblématiques de la résilience. Il montre en quoi la notion de résilience véhicule des traits compassionnels et sécuritaires, caractéristiques d’une idéologie néolibérale entraînant par ailleurs l’affaiblissement des politiques publiques. Au-delà d’une alternative entre rhétorique et innovation, l’usage de cette notion à propos de groupes sociaux perfectionne le cadrage idéologique tenant lieu d’orientation du développement depuis les années 1980. À l’échelle locale, l’article questionne l’originalité des projets se référant à la résilience et la pertinence de cette notion dans le champ social. |
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