Le « choix » de Raymond Aron : relations internationales ou sociologie européenne ?

Cet article illustre la manière dont la compétition pour le financement des sciences humaines et sociales est susceptible de modifier (ou non) l’agencement disciplinaire du champ académique. Il analyse comment la coopération entre Raymond Aron et Jean-Baptiste Duroselle pour créer une discipline nou...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/rhsh,
প্রধান লেখক: Cohen, Antonin
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: Revue d’histoire des sciences humaines 2025
বিষয়গুলি:
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বিবরন
সংক্ষিপ্ত:Cet article illustre la manière dont la compétition pour le financement des sciences humaines et sociales est susceptible de modifier (ou non) l’agencement disciplinaire du champ académique. Il analyse comment la coopération entre Raymond Aron et Jean-Baptiste Duroselle pour créer une discipline nouvelle, les relations internationales, elle-même enjeu de définitions concurrentes (théorie politique, études aréales), est enclavée dans une concurrence entre agents, institutions et sous-champs académiques. Si le centre de recherche est le point d’entrée qui semble le plus pertinent dans les stratégies de subversion de l’ordre disciplinaire, notamment aux yeux des fondations philanthropiques, les agents du champ académique ne peuvent faire complètement abstraction de cet ordre dans leurs stratégies de reproduction, qui passent elles par les facultés. L’article replace les financements de la fondation Ford dans leur séquence historique, et propose une lecture synchronique de la création de deux centres de recherche, le centre d’études des relations internationales (CERI) et le centre de sociologie européenne (CSE).