Communauté, culture et indigénisation
S’appuyant sur une synthèse originale de sociologie et d’anthropologie, les études de communautés ont représenté une première tentative d’indigénisation des sciences sociales dans des contextes non occidentaux. Cet article examine le développement historique de ce genre d’études en Chine continental...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/rhsh, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Revue d’histoire des sciences humaines
2022
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | S’appuyant sur une synthèse originale de sociologie et d’anthropologie, les études de communautés ont représenté une première tentative d’indigénisation des sciences sociales dans des contextes non occidentaux. Cet article examine le développement historique de ce genre d’études en Chine continentale, à Taïwan et à Hong Kong. Dans les années 1930 et 1940, l’école de sociologie de Yenching a activement encouragé les études de terrain des communautés locales comme un moyen adapté de comprendre la société et la culture chinoises. Après le coup d’arrêt imposé à la sociologie en Chine continentale, la tradition des études de communautés a été poursuivie à Taïwan et à Hong Kong, tout en s’y voyant considérablement transformée. Les sociologues et anthropologues ont utilisé ces deux terrains urbains comme substituts de la société chinoise traditionnelle et comme laboratoires d’étude de la modernisation et des changements sociaux. Alors que les études de communautés dans la sphère chinoise se focalisaient sur l’enjeu plus vaste de l’indigénisation ou de la sinisation, la construction institutionnelle et les percées théoriques dépendaient souvent de contacts occidentaux plutôt que d’initiatives anti-hégémoniques de sociologues non occidentaux. |
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