D’épouse dévouée à professeur de faculté, itinéraires de quelques femmes psychologues des années 1930 aux années 1960

Parmi les trajectoires de femmes qui firent ou tentèrent de faire carrière dans la psychologie scientifique après la Première Guerre mondiale, deux périodes se distinguent. Dans la première (années 1920 et 1930), les « épouses dévouées », qui consacrèrent leur vie à soutenir la carrière de leur mari...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/rhsh,
Hlavní autor: Ohayon, Annick
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue d’histoire des sciences humaines 2020
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Parmi les trajectoires de femmes qui firent ou tentèrent de faire carrière dans la psychologie scientifique après la Première Guerre mondiale, deux périodes se distinguent. Dans la première (années 1920 et 1930), les « épouses dévouées », qui consacrèrent leur vie à soutenir la carrière de leur mari et collaborèrent de manière significative à leurs recherches, sans bénéfice social (Mmes Piéron et Wallon) cotoient les femmes investissant un champ nouveau, la psychologie du travail, leur permettant une réelle professionnalisation (Dagmar Weinberg et Suzanne Pacaud). Après la guerre, les portraits de trois femmes qui firent une carrière éminente sont ici dessinés : Hélène Gratiot-Alphandéry, Bärbel Inhelder et Juliette Favez Boutonier, première femme titulaire d’une chaire de psychologie à la Sorbonne. L’absence de reconnaissance dont cette dernière fit l’objet s’explique par le clivage entre une approche clinique plus féminisée, renvoyant au monde professionnel, et une approche expérimentale se voulant plus scientifique.