Faire de la recherche son métier ?
En marge de l’université, la Caisse nationale des sciences (ancêtre du CNRS), créée en 1930, attribue des bourses et allocations à des scientifiques débutants ou confirmés. De 1931-1932 à 1938-1939, sa section des sciences humaines voit passer 225 hommes et 29 femmes dans cinq sous-sections : histoi...
সংরক্ষণ করুন:
| প্রকাশিত: | URI:https://journals.openedition.org/rhsh, |
|---|---|
| প্রধান লেখক: | |
| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
Revue d’histoire des sciences humaines
2019
|
| বিষয়গুলি: | |
| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | En marge de l’université, la Caisse nationale des sciences (ancêtre du CNRS), créée en 1930, attribue des bourses et allocations à des scientifiques débutants ou confirmés. De 1931-1932 à 1938-1939, sa section des sciences humaines voit passer 225 hommes et 29 femmes dans cinq sous-sections : histoire et archéologie, philosophie, philologie, sciences juridiques, sciences sociales. Ils représentent 23 % des bénéficiaires et se partagent 15 % du budget de la Caisse. Minoritaire, la cohorte des sciences humaines est plus âgée, moins féminisée, plus bourgeoise, et à la fois un peu plus parisienne et cosmopolite que celle des sciences mathématiques et expérimentales, pour qui la Caisse a été pensée. Les sciences humaines, « parentes pauvres » du dispositif de financement, ne peuvent se l’approprier assez pour que celui-ci promeuve, dans ce champ, la figure professionnelle nouvelle du chercheur comme il l’a fait en sciences « exactes » au moins du côté des hommes ; les femmes des deux sections partageant des infortunes proches. |
|---|