Convergences, transferts et intégrations entre sciences du langage, sciences et ingénierie en temps de guerre et de guerre froide (1941-1966)

Dans cet article, nous proposons d’examiner l’impact des sciences de la guerre sur les sciences du langage pendant la Seconde Guerre mondiale et le début de la guerre froide. Nous envisagerons plusieurs points. En quoi l’interaction entre sciences de la guerre (ingénierie et sciences) et sciences du...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/rhsh,
Κύριος συγγραφέας: Léon, Jacqueline
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Revue d’histoire des sciences humaines 2019
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Dans cet article, nous proposons d’examiner l’impact des sciences de la guerre sur les sciences du langage pendant la Seconde Guerre mondiale et le début de la guerre froide. Nous envisagerons plusieurs points. En quoi l’interaction entre sciences de la guerre (ingénierie et sciences) et sciences du langage se distingue de l’effort de guerre en tant qu’investissement des linguistes dans l’enseignement des langues étrangères. Nous examinerons les deux cas où cette interaction a marqué l’évolution des sciences du langage. La théorie des traits distinctifs de Jakobson, grâce à la physique acoustique et la théorie de l’information, a permis de développer une nouvelle phonologie en continuité avec la phonétique. La traduction automatique, en tant que technologie de guerre froide, bien que conçue en dehors de la linguistique, a amorcé le tournant de la seconde mathématisation du langage, ou « mathématisation automatisation » des sciences du langage. Dans les deux cas, on examinera dans quelle mesure on à affaire à un transfert, une convergence ou une intégration entre sciences de la guerre et linguistique.