La psychosociologie des groupes aux sources de Mai 68 ?

À la fin des années 1950, la psychosociologie des groupes, venant des États-Unis, est introduite en France. Au sein de l’université, et pas seulement en psychologie, elle va bousculer les modèles pédagogiques traditionnels.L’auteur analyse le stage de dynamique de groupe conduit en 1962 à Royaumont,...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rhsh,
Autor principal: Ohayon, Annick
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Revue d’histoire des sciences humaines 2019
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:À la fin des années 1950, la psychosociologie des groupes, venant des États-Unis, est introduite en France. Au sein de l’université, et pas seulement en psychologie, elle va bousculer les modèles pédagogiques traditionnels.L’auteur analyse le stage de dynamique de groupe conduit en 1962 à Royaumont, à la demande du syndicat étudiant, l’UNEF, comme un des événements annonciateurs de Mai 68. L’un de ses animateurs, Georges Lapassade, cherche à mettre la psychosociologie au service de la Révolution, en promouvant la spontanéité, l’acting out et l’autogestion. Il sera un leader important du mouvement étudiant.Dans les années 1970, la psychosociologie va se scinder en deux tendances : l’une radicale, active à l’université sous la forme de l’analyse institutionnelle, et l’autre réformiste, visant à des changements organisationnels mineurs dans le monde du travail et de la production industrielle.