« Le chien naît misanthrope »
Que penser des hommes qui passent plus de temps avec leurs animaux qu’avec leurs proches ? Et pourquoi certains chiens ressemblent-ils à leurs maîtres ? Au xixe siècle, époque où les animaux envahirent les villes, ces questions inquiétèrent les psychiatres. Peut-être était-il dangereux qu’humains et...
Сохранить в:
| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/rhsh, |
|---|---|
| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Опубликовано: |
Revue d’histoire des sciences humaines
2019
|
| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Que penser des hommes qui passent plus de temps avec leurs animaux qu’avec leurs proches ? Et pourquoi certains chiens ressemblent-ils à leurs maîtres ? Au xixe siècle, époque où les animaux envahirent les villes, ces questions inquiétèrent les psychiatres. Peut-être était-il dangereux qu’humains et animaux partageassent leur intimité ? Il convenait en tout cas d’enquêter. Explorant cet aspect méconnu du discours psychiatrique, cet article met en lumière le retournement de valeurs qui s’opéra chez les aliénistes français au cours du xixe siècle. Car si les pionniers de la psychiatrie furent initialement favorables aux contacts interespèces, ils changèrent ensuite d’avis, allant jusqu’à estimer qu’à trop vivre ensemble, bêtes et humains risquaient de se rendre mutuellement fous. De zoophiles promoteurs de la Société protectrice des animaux en 1846, les aliénistes devinrent ainsi des détracteurs de l’amitié entre animaux et humains, transformant la zoophilie en notion pathologique à la fin du siècle. |
|---|