Un outil de la paix ?

Née au milieu du xixe siècle, la photographie aérienne ne rencontre pas un succès significatif avant les années 1910. Au cours de la Première guerre mondiale, elle est mobilisée par les belligérants car elle permet de cartographier rapidement, de dévoiler le camouflage ennemi tout en mesurant l’effi...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rhsh,
Autor principal: Reubi, Serge
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Revue d’histoire des sciences humaines 2018
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Née au milieu du xixe siècle, la photographie aérienne ne rencontre pas un succès significatif avant les années 1910. Au cours de la Première guerre mondiale, elle est mobilisée par les belligérants car elle permet de cartographier rapidement, de dévoiler le camouflage ennemi tout en mesurant l’efficacité du sien et de fixer les traces de phénomènes éphémères. Dans l’immédiat après-guerre, elle est promue au rang d’instrument de nombreuses disciplines des sciences sociales. Employée à des fins cartographiques, pour documenter l’état des choses ou pour déceler des structures cachées, la photographie aérienne scientifique de l’entre-deux-guerres atteste une évidente continuité avec les usages militaires de la guerre. Cette continuité trouve ses racines dans la circulation durable des acteurs entre mondes militaires et savants, dans l’examen des pratiques concrètes de la photographie aérienne et, enfin, dans les intérêts convergents des militaires, des savants et des promoteurs de l’aéronautique commerciale.