Une écoute individuelle en contexte collectif. Étude de la deuxième personne dans quelques sermons d’Augustin
Dans ses sermons, Augustin utilise souvent la seconde personne du singulier, sans que l’on puisse toujours déterminer s’il s’adresse à un individu précis. Augustin passe fréquemment de la seconde personne du pluriel à la seconde personne du singulier, et inversement, sans rupture, c’est-à-dire sans...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rhr, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue de l’histoire des religions
2017
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans ses sermons, Augustin utilise souvent la seconde personne du singulier, sans que l’on puisse toujours déterminer s’il s’adresse à un individu précis. Augustin passe fréquemment de la seconde personne du pluriel à la seconde personne du singulier, et inversement, sans rupture, c’est-à-dire sans changement de locuteur présenté comme tel. Plus que d’un « tu générique » ou d’un « tu diatribique », il s’agirait ici d’une « seconde personne du singulier collective » : Augustin s’adresse à l’ensemble de son auditoire constitué d’individus, interpellés personnellement par l’évêque. Le procédé rhétorique étudié possède un arrière-plan théologique et spirituel important, car le sermon engage ce qu’il y a de plus intime chez l’homme, sa relation à Dieu, que nul ne peut connaître sinon lui-même. |
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