Les Sirènes : du chant mortel à la musique des sphères. Lectures homériques et interprétations platoniciennes

Par leur nature et le lieu qu’elles occupent, les Sirènes odysséennes sont marquées par l’ambiguïté. C’est précisément celle-ci qui leur accorda une place dans le discours des philosophes, particulièrement chez Platon. Dans le mythe d’Er de la République, il se sert de leur caractère essentiel pour...

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Auteur principal: Van Liefferinge, Carine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Revue de l’histoire des religions 2013
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Par leur nature et le lieu qu’elles occupent, les Sirènes odysséennes sont marquées par l’ambiguïté. C’est précisément celle-ci qui leur accorda une place dans le discours des philosophes, particulièrement chez Platon. Dans le mythe d’Er de la République, il se sert de leur caractère essentiel pour insérer un curieux excursus astronomique dans une théorie eschatologique. Cette ambiguïté est définitivement levée par Proclus. Surinterprétant le discours de Platon, il y décèle trois espèces de Sirènes, les célestes, les terrestres et les souterraines. Il assure ainsi la cohérence du texte platonicien, le concilie avec le mythe et l’éclaire à la lumière du rituel théurgique, dans une démarche inaugurée par Jamblique.