Entre droit et religion : le blasphème, du péché de la langue au crime sans victime
C’est à partir du treizième siècle que le droit canonique entérine la catégorisation juridique du blasphème en le dotant d’un régime pénal propre. Le blasphème, avec l’affirmation du pouvoir royal, passe d’une transgression religieuse à un crime politique et le blasphémateur est dénoncé comme menace...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/rhr, |
|---|---|
| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Revue de l’histoire des religions
2012
|
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | C’est à partir du treizième siècle que le droit canonique entérine la catégorisation juridique du blasphème en le dotant d’un régime pénal propre. Le blasphème, avec l’affirmation du pouvoir royal, passe d’une transgression religieuse à un crime politique et le blasphémateur est dénoncé comme menace sociale. À partir du seizième siècle, l’assimilation du blasphème à l’hérésie participe de la répression religieuse contre la Réforme protestante. Le blasphème se mue alors en un redoutable marqueur religieux. |
|---|