La langue du silence dans le Maroc urbain contemporain

Quatre mois après son lancement en août 2006, l’hebdomadaire arabophone Nichane est interdit par décision du Premier ministre à la suite d’un dossier – en traduction française – intitulé  : «  Blagues  : comment les Marocains rient de la religion, du sexe et de la politique  ». Un thème qui avait dé...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/rhr,
Prif Awdur: Cohen, Anouk
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Revue de l’histoire des religions 2011
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Quatre mois après son lancement en août 2006, l’hebdomadaire arabophone Nichane est interdit par décision du Premier ministre à la suite d’un dossier – en traduction française – intitulé  : «  Blagues  : comment les Marocains rient de la religion, du sexe et de la politique  ». Un thème qui avait déjà fait l’objet d’un article en français n’ayant entraîné aucune sanction. Est-ce alors le fait d’avoir rapporté ces blagues en arabe qui soulève la polémique ? «  L’affaire Nichane  » interroge le statut de la langue arabe et de la langue française en milieu urbain marocain par rapport à la religion et à la politique. Est-ce à dire que la langue rend ces sujets tabous ? La langue arabe impose-t-elle le silence ? Nous interrogerons les liens entre les notions de silence et de secret.