Les Sages du Talmud et l’Évangile selon Matthieu

Cet article propose une interprétation du terme « guilyonim » tel qu’il apparaît dans la littérature talmudique. À l’issue d’une étude philologique et historique, il est suggéré d’y lire le terme « Évangile » comme une translittération du grec à l’hébreu. Dans le Talmud de Babylone, en Sabbath 116a-...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rhr,
Autor principal: Jaffé, Dan
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Revue de l’histoire des religions 2011
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Cet article propose une interprétation du terme « guilyonim » tel qu’il apparaît dans la littérature talmudique. À l’issue d’une étude philologique et historique, il est suggéré d’y lire le terme « Évangile » comme une translittération du grec à l’hébreu. Dans le Talmud de Babylone, en Sabbath 116a-b, un verset de l’Évangile selon Matthieu est cité avec des distorsions. En prenant en considération les attestations patristiques relatives à l’origine hébraïque de l’Évangile selon Matthieu, il est possible de supposer qu’un certain nombre de tannaïm, à par tir du début du IIe siècle, connaissaient des fragments de cet évangile dans ses versions hébraïques (ou araméennes). Si cette hypothèse est retenue, il devient possible de comprendre la vive polémique de R. Gamaliel à l’encontre de certains versets de l’Évangile selon Matthieu et contre les judéo-chrétiens en général.