Calvin, la grâce et l’éthique de la dette
En insistant sur la grâce, la Réforme a voulu rompre avec une comptabilité des œuvres. En imputant aux élus les mérites du Christ, Dieu met à leur compte, sans préalable ni condition, ce qui vient les sauver, annulant toute dette à son égard. Cette conception de la grâce a-t-elle eu un effet transfo...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/rhr, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Revue de l’histoire des religions
2021
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | En insistant sur la grâce, la Réforme a voulu rompre avec une comptabilité des œuvres. En imputant aux élus les mérites du Christ, Dieu met à leur compte, sans préalable ni condition, ce qui vient les sauver, annulant toute dette à son égard. Cette conception de la grâce a-t-elle eu un effet transformateur sur les relations économiques et la dette ? À travers ses commentaires bibliques et ses sermons, Calvin s’efforce de montrer que oui. Sans remettre en cause la propriété et le crédit, il tente d’en limiter les dérives par un double critère : l’équité envers les débiteurs, rapportée à la justice divine, et la libéralité, rapportée à la grâce. Il fait des conséquences pour les pauvres le seul critère de jugement éthique des mécanismes de crédit. Cette perspective n’est pourtant pas parvenue à prendre forme dans le droit, restant cantonnée à la discipline ecclésiastique et à la seule appréciation des riches qui se voulaient hommes et femmes de bien. |
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