Bize : un médecin à l’Éducation surveillée ou les sciences de l’observation entre archaïsme et modernité (1946-1955)

Entre 1946 et 1955, le docteur Bize, spécialiste de l’orientation professionnelle et de neuro- psychiatrie, a occupé une place particulière dans l’élaboration des méthodes  d’observation des mineurs délinquant confiés à l’Education surveillée. Il a été sollicité pour des contributions doctrinales tr...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/rhei,
Autore principale: Jurmand, Jean-Pierre
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière » 2007
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Entre 1946 et 1955, le docteur Bize, spécialiste de l’orientation professionnelle et de neuro- psychiatrie, a occupé une place particulière dans l’élaboration des méthodes  d’observation des mineurs délinquant confiés à l’Education surveillée. Il a été sollicité pour des contributions doctrinales très variées, centrées sur l’aspect psycho-physiologique des mineurs, qui ont fini par perdre de leur sens et de leur intérêt dans une institution où les pratiques professionnelles de rééducation et la recherche réclamaient d’autres modes d’explication et de compréhension du phénomène de la délinquance juvénile. La biotypologie a été sa principale référence, plus particulièrement la caractérisation morphologique, qu’il tenta de rendre “scientifique”, irréprochable et intégrable à la connaissance de la personnalité des mineurs. En vain. Le modèle culturel dominant de la démarche de Bize peut être illustré par deux figures extrêmes de la délinquance juvénile : le « frustre » et le « pervers ». Au delà des problèmes de catégorisation et à propos de l’itinéraire de cet expert dans le cadre d’une politique publique de l’enfance délinquante, se pose la question de comment expliquer une si longue collaboration avec la direction de l’Education surveillée (1946-1972) et justifier ensuite d’une si courte mémoire à son égard ?