« Rapatrier » les enfants métis du Cambodge : un élément de la relation postcoloniale franco-cambodgienne
Cet article aborde le « rapatriement » des enfants métis du Cambodge (nés de couples franco-indochinois) vers la France à partir de la décolonisation du pays en 1953. Il interroge la nature de la prise en charge de ces enfants métis, enlevés à leur milieu et à leur mère, à travers l’analyse du disco...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rhei, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière »
2020
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article aborde le « rapatriement » des enfants métis du Cambodge (nés de couples franco-indochinois) vers la France à partir de la décolonisation du pays en 1953. Il interroge la nature de la prise en charge de ces enfants métis, enlevés à leur milieu et à leur mère, à travers l’analyse du discours et de l’action de l’acteur institutionnel qu’est l’ambassade de France au Cambodge : s’agit-il d’un simple acte consulaire ou bien de la permanence d’une pratique biopolitique, dans la stricte continuité de ce qui prévalait pendant la période coloniale : sauver des individus français de leur condition de « déclassés » dans un milieu asiatique qui les mettrait en danger et par ricochet, porterait atteinte au prestige de la France ? Il questionne aussi la manière d’acculturer les enfants dans les années 1950 et 1960 autour de la langue d’usage, de la place de la langue maternelle et de l’apprentissage du français. Cette contribution s’appuie sur l’analyse des archives institutionnelles du ministère des Affaires étrangères, croisée avec les témoignages collectés d’enfants métis « rapatriés » entre 1956 et 1968. |
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