L’arrivée des éducateurs dans les institutions de rééducation pour filles : une mise en scène de l’hétéronormativité
Jusqu’à la fin des années soixante, les institutions de rééducation pour filles sont encadrées uniquement par des éducatrices, religieuses ou laïques. Celles-ci se doivent d’être célibataires et entièrement dévouées à leur mission éducative. L’arrivée des premiers éducateurs, qui apparaît dans un co...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/rhei, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière »
2018
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Jusqu’à la fin des années soixante, les institutions de rééducation pour filles sont encadrées uniquement par des éducatrices, religieuses ou laïques. Celles-ci se doivent d’être célibataires et entièrement dévouées à leur mission éducative. L’arrivée des premiers éducateurs, qui apparaît dans un contexte marqué par d’importants bouleversements au sein de la société et notamment dans la jeunesse, entraîne une redéfinition de ce modèle professionnel. Les liens du mariage et l’affirmation d’une vie sexuelle épanouie, sous le contrôle de l’institution, sont désormais jugés préférables. En outre, cette présence d’éducateurs a des conséquences sur les méthodes pédagogiques. En effet, la mixité apparaît comme un nouveau moyen de corriger les inadaptations de ces jeunes filles ; inadaptations liées à leur genre ou à leurs comportements sexuels. Cet article s’attache à montrer comment la présence des éducateurs va permettre, en s’appuyant sur des arguments psycho-pédagogiques, à la fois de réaffirmer la différence des sexes et de maintenir la sexualité dans un cadre hétéronormatif. |
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