Errance et abandon : La recirculation des enfants pauvres de Dijon
Des recherches récentes sur les familles européennes du début des temps modernes ont souligné le caractère malléable de ces familles, de même que la mobilité frappante des populations de l’époque préindustrielle. Il semblerait que les ménages reconstitués à la suite du décès ou du départ d’un parent...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rhei, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière »
2018
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Des recherches récentes sur les familles européennes du début des temps modernes ont souligné le caractère malléable de ces familles, de même que la mobilité frappante des populations de l’époque préindustrielle. Il semblerait que les ménages reconstitués à la suite du décès ou du départ d’un parent étaient beaucoup plus fréquents que l’on aurait pu le croire. La circulation des jeunes est une composante importante de ces états de fait. Un examen des jeunes circulant autour de l’hôpital général de Dijon au xviiie siècle nous permet d’observer l’émergence de la doctrine in loco parentis au sein des populations préindustrielles. Ce mouvement de jeunes orphelins, abandonnés ou errants, n’est pas nécessairement indicateur d’un échec de la part des familles. À n’en pas douter, les systèmes mis en place pour surveiller et faire circuler ces jeunes constituaient des initiatives collectives capables de tenir compte à la fois des intérêts des plus pauvres familles de Dijon et des résidents les plus privilégiés de la ville. |
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