Le parricide à l’aune de la justice au XIXème siècle

Au XIXème siècle, bien que relativement rare dans les faits, le parricide occupe le sommet de la hiérarchie pénale. Mais pour la justice, c’est un crime difficile à appréhender comme en témoignent les obstacles rencontrés pour établir le corps du délit, les controverses juridiques sur la nature préc...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/rhei,
Glavni autor: Lapalus, Sylvie
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière » 2007
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Au XIXème siècle, bien que relativement rare dans les faits, le parricide occupe le sommet de la hiérarchie pénale. Mais pour la justice, c’est un crime difficile à appréhender comme en témoignent les obstacles rencontrés pour établir le corps du délit, les controverses juridiques sur la nature précise du crime et surtout le caractère aléatoire de la qualification légale des faits. En déplaçant progressivement son regard du crime vers le criminel, la justice du XIXème parvient à envisager avec moins d’effroi un acte criminel qui, en tant que tel, la laisse désemparée. Mais si les magistrats perçoivent les parricides comme des monstres “froids”, une appréciation plus fine et plus nuancée du crime s’esquisse dans les prétoires, qui distingue le parricide monstrueux du parricide tolérable et tend à individualiser davantage la peine. L’attention toute particulière que le corps judiciaire porte au supplice spécifique des parricides atteste très clairement l’importance que revêt un tel crime dans une société profondément patriarcale, encore très imprégnée du souvenir du régicide.