Émotion et opinion dans la justice des mineurs en France durant l’entre-deux-guerres
Comment inscrire la réforme de la justice des mineurs dans le calendrier politique ? Au xxe siècle, alors qu’un espace public se démocratise, les politiques et les experts s’ouvrent davantage aux discours de l’émotion. La civilisation des médias est le théâtre de ces transformations. La France des a...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/rhei, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière »
2015
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Comment inscrire la réforme de la justice des mineurs dans le calendrier politique ? Au xxe siècle, alors qu’un espace public se démocratise, les politiques et les experts s’ouvrent davantage aux discours de l’émotion. La civilisation des médias est le théâtre de ces transformations. La France des années trente est propice aux engagements. L’enfance coupable est un levier et les « affaires » autour des « bagnes » d’enfants sont des moyens pour mobiliser l’opinion. En pleine période de lutte anti-fasciste, des hommes, des groupes dénoncent et interpellent. La grande presse joue sa partition. Les communistes donnent de la voix. L’indignation se focalise sur les établissements, l’impossible rééducation et la souffrance du mineur. Passion passagère ou mouvance des normes ? L’émotion est fondatrice de communautés qui dépassent le cercle traditionnel des réformateurs de la justice des mineurs. De nouvelles représentations surgissent ou sont consolidées. À moyen terme, par les pressions et le jeu des mémoires, le processus de réforme se démocratise. La cause est efficace quand elle est en capacité de dépasser son objet : l’enfance coupable. |
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