Is Spain really different ?

Suivant l’exemple des États-Unis où les enfants ne sont plus envoyés en prison depuis la fin du xixe siècle, l’Espagne met en place en 1918 une justice spécifiquement destinée aux mineurs. L’idée fondamentale est que le mineur est différent de l’adulte et qu’au lieu de le punir, on doit plutôt le tr...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/rhei,
Autor principal: Nuq, Amélie
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière » 2015
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Suivant l’exemple des États-Unis où les enfants ne sont plus envoyés en prison depuis la fin du xixe siècle, l’Espagne met en place en 1918 une justice spécifiquement destinée aux mineurs. L’idée fondamentale est que le mineur est différent de l’adulte et qu’au lieu de le punir, on doit plutôt le traiter, le rééduquer et le transformer. Si la diffusion de ce paradigme protecteur dans les pays occidentaux entre 1880 et 1914 est bien connue, l’inscription de la péninsule ibérique dans ce mouvement international est rarement évoquée. Nous nous proposons d’étudier les modalités de la mise en place des tribunaux pour enfants espagnols (tribunales para niños), la façon dont ceux-ci évoluent de la fin de la décennie 1910 aux années 1950, ainsi que leurs caractéristiques principales. Dans quelle mesure le leitmotiv des réformateurs espagnols qui, à la fin du xixe et au début du xxe siècle, déploraient le fait que l’Espagne fût en retard par rapport aux autres « pays civilisés », correspond-il à la réalité ? Les régimes politiques qui se succèdent (Restauration monarchique et dictature de Primo de Rivera, Seconde République, dictature franquiste) impriment-ils leur marque au dispositif de prise en charge de l’enfance dangereuse et en danger ?