Corps et délinquance juvénile en Angleterre dans les années 1830-1865 : le milieu remis en question ?

Cet article montre comment le débat sur le « problème de la délinquance juvénile » en Grande-Bretagne dans la période 1830-1865 puisait dans les stéréotypes très enracinés et durables de l’existence d’un « corps criminel ». L’historiographie traditionnelle, tout comme la critique foucaldienne, a eu...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/rhei,
מחבר ראשי: Davie, Neil
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière » 2008
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Cet article montre comment le débat sur le « problème de la délinquance juvénile » en Grande-Bretagne dans la période 1830-1865 puisait dans les stéréotypes très enracinés et durables de l’existence d’un « corps criminel ». L’historiographie traditionnelle, tout comme la critique foucaldienne, a eu tendance à limiter son analyse aux écrits d’un petit nombre de réformateurs humanistes. Ces derniers mettaient en exergue une explication de la criminalité juvénile fondée sur le milieu et préconisaient la mise en place d’un système de maisons de redressement (« reformatories ») qui devait permettre de libérer les jeunes des mauvaises influences de leur environnement. En réalité, le débat fut beaucoup plus complexe. Le type d’explications innéistes du comportement criminel des adultes (en particulier des récidivistes) que l’on rencontre couramment dans les écrits de l’époque, trouve son écho dans le débat sur la délinquance juvénile. Cet article met en évidence l’existence, pendant toute la période, d’un discours, trop souvent occulté, inspiré par les théories de la physiognomonie, de la phrénologie et de l’anthropologie, qui affirmait que des tares physiques « prouvaient » l’existence de pulsions criminelles innées.