Les « rapatriements » en France des enfants eurasiens de l’ex-Indochine

La colonisation française en Indochine a induit la naissance d’enfants métis eurasiens de pères français, souvent militaires. À la fin de la guerre, la Fédération des œuvres de l’enfance française en Indochine, avec le soutien de l’État, a décidé de les « rapatrier » en métropole, leurs mères restan...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/rhei,
Autore principale: Denéchère, Yves
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière » 2014
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La colonisation française en Indochine a induit la naissance d’enfants métis eurasiens de pères français, souvent militaires. À la fin de la guerre, la Fédération des œuvres de l’enfance française en Indochine, avec le soutien de l’État, a décidé de les « rapatrier » en métropole, leurs mères restant sur place. Des années 1950 au milieu des années 1970, des milliers d’enfants ont été regroupés dans des foyers ou dispersés dans des dizaines d’internats dans le but de les acculturer et de les éduquer. Cette migration contrainte, qui relève clairement de la biopolitique, visait une intégration générationnelle des enfants eurasiens. Elle a donné lieu à des débats sur la fin et les moyens de l’entreprise, d’autres acteurs choisissant d’autres voies. Après la dissolution de la FOEFI, des anciens des foyers ont constitué une association afin de se retrouver dans l’identité commune les unissant. L’avancée dans la vie et leurs descendants les ont poussés à évoquer d’autres souvenirs, plus douloureux : la séparation avec la mère, la quête du père.