Les campagnes de presse : un creuset militant pour l'enfance. L'engagement d'Alexis Danan, reporter à Paris-Soir dans les années trente.
Alexis Danan (1890-1979) est l'une des grandes figures médiatiques de la campagne contre les « bagnes pour enfants » dans la France des années trente. Le reporter n’est pas le premier ni le seul à écrire sur le sujet. Le nom du journaliste est celui que la mémoire de la réforme des établissemen...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rhei, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière »
2012
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Alexis Danan (1890-1979) est l'une des grandes figures médiatiques de la campagne contre les « bagnes pour enfants » dans la France des années trente. Le reporter n’est pas le premier ni le seul à écrire sur le sujet. Le nom du journaliste est celui que la mémoire de la réforme des établissements de correction a le plus conservé. En pleine période de lutte antifasciste et sous le Front populaire, des hommes et des femmes se mobilisent ; ils interpellent le pouvoir pour dénoncer le scandale et demander des réformes. Après avoir été un homme d'enquête, le journaliste Alexis Danan dénonce et interpelle le pouvoir dans un journal, Paris-Soir, devenu le quotidien le plus lu des Français. En mai 1936, il utilise le média pour lancer la Fédération nationale des comités de vigilance et d’action pour la protection de l’enfance malheureuse. La trajectoire d’un individu – donc une biographie – est un repère pour interroger autrement les processus sociaux et culturels qui, en amont, modifient l’environnement des actions publiques en direction de l’enfance irrégulière. Le journaliste engagé a pu incarner un mode de légitimité bien particulier dans un monde, celui de la protection de l’enfance. Son exemple est à la fois exceptionnel car la norme se trouve ailleurs, et attendu, au regard d’une image, celle d’un « quatrième pouvoir » en démocratie. |
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