Quand les jeunes migrants prennent la parole

Les récits collectés lors de l’entretien d’arrivée des jeunes "FMA" au centre d’observation de Savigny-sur-Orge, les écrits provoqués durant leur séjour, les lettres confisquées et conservées dans leurs dossiers, viennent nuancer une certaine vision sur la migration des algériens vers la F...

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Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/rhei,
Tác giả chính: Sifi, Mokrane
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière » 2011
Những chủ đề:
Truy cập trực tuyến:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Tóm tắt:Les récits collectés lors de l’entretien d’arrivée des jeunes "FMA" au centre d’observation de Savigny-sur-Orge, les écrits provoqués durant leur séjour, les lettres confisquées et conservées dans leurs dossiers, viennent nuancer une certaine vision sur la migration des algériens vers la France métropolitaine. Ces dossiers nous révèlent l’existence d’une migration de jeunes mineurs « isolés » vers la métropole. Ce type de migration peu connu se distingue de la migration de l’homme adulte seul et de la migration familiale sur différents aspects. La montée en métropole de cette population apparaît beaucoup plus comme une tentative d’affirmer son indépendance et son autonomie, souvent en rupture avec la famille et son mode de fonctionnement patriarcal, ou moins directement dictée par les impératifs économiques de la communauté dont le jeune est issu. Par ailleurs, certains mineurs ne débarquent pas du « bled », mais arrivent d’Alger ou d’autres grandes villes où ils ont suivi des études. A travers les quelques dossiers étudiés, on peut déjà constater deux types de migration de jeunes mineurs peu étudiés, nous semble-t-il, jusqu’à aujourd’hui. Le premier est celui des aînés des fratries. Ceux-là ont été ramenés par leurs pères qui travaillent et vivent depuis un bon moment en France métropolitaine. Le second type est celui qu’on a appelé, dès le début des années 1950, la migration de « jeunes isolés ». Ces jeunes signalés par les services sociaux, sont venus en métropole de leur propre gré.