« Une véritable frénésie de jouissance… »
Répondant à un double souci de sécurité et de prophylaxie vénérienne, les armées d’occupation ont, durant les deux conflits mondiaux, prêté une attention non négligeable au phénomène prostitutionnel. Contrôler la prostitution par le rétablissement, en territoires occupés, d’une réglementation strict...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/rhei, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière »
2010
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Répondant à un double souci de sécurité et de prophylaxie vénérienne, les armées d’occupation ont, durant les deux conflits mondiaux, prêté une attention non négligeable au phénomène prostitutionnel. Contrôler la prostitution par le rétablissement, en territoires occupés, d’une réglementation stricte, c’était non seulement répondre à ce double péril générateur d’angoisse, mais également intervenir de manière étroite dans la vie sexuelle des soldats et leurs rapports avec la population (féminine) occupée.Durant la première puis la deuxième occupation du territoire belge, le contrôle de la prostitution, traditionnellement dévolu aux autorités locales, est devenu une matière incontournable dans les rapports entre autorités occupantes et occupées, les prostituées mineures d’âge constituant un enjeu à part. Depuis le vote, en 1912, de la loi belge sur la protection de l’enfance, la prostitution des mineures et plus largement leur sexualité ont intégré les rangs de tous ces comportements échappant au champ pénal traditionnel, vis-à-vis desquels les professionnels de la protection de l’enfance pouvaient désormais intervenir. À travers le cas précis du traitement judiciaire réservé aux jeunes belges qui se prostituent ou entretiennent des relations sexuelles avec des militaires allemands durant la deuxième guerre mondiale, cette contribution propose d’examiner les pratiques et les représentations qui émergent autour de ces jeunes filles, en ces périodes troublées où le modèle social et moral de protection de l’enfance se colore de patriotisme. |
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