L’enfermement des mineurs de justice au XIXème siècle, d’après le compte général de la justice criminelle
L'auteur analyse les chiffres du Compte général de l'administration de justice criminelle, afin de dégager les phases d'accroissement et de recul du recours à l'enfermement judiciaire des enfants. Il étudie l'évolution de la durée des détentions et compare le traitement péna...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/rhei, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière »
2007
|
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L'auteur analyse les chiffres du Compte général de l'administration de justice criminelle, afin de dégager les phases d'accroissement et de recul du recours à l'enfermement judiciaire des enfants. Il étudie l'évolution de la durée des détentions et compare le traitement pénal des filles et des garçons. Il montre que l'existence de lieux d'enfermement considérés par les magistrats et l'opinion comme éducatifs, l'idée que la délinquance est essentiellement l'œuvre d'une « classe dangereuse » formée de migrants paupérisés et entassés dans les villes, et le caractère autoritaire du pouvoir politique sont, au XIXème siècle, les principaux facteurs d'un accroissement de l'enfermement des mineurs. La vision républicaine de la délinquance réduit considérablement le recours à l'enfermement en le réservant, du moins dans ses formes les plus radicales, aux irréductibles que les médias désigneront bientôt sous le nom d'apaches. |
|---|