L’histoire de la société cheminote du point de vue du témoin
L’auteur, entré à la SNCF en 1952 à l’âge de 15 ans, apporte sur l’ensemble de sa carrière un témoignage qu’il veut succinct, empirique et centré sur les métiers et sur les mobilités, champs pour des recherches encore à venir. Il remarque d’abord la baisse constante du nombre de cheminots depuis cet...
Αποθηκεύτηκε σε:
| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/rhcf, |
|---|---|
| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Revue d’histoire des chemins de fer
2011
|
| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | L’auteur, entré à la SNCF en 1952 à l’âge de 15 ans, apporte sur l’ensemble de sa carrière un témoignage qu’il veut succinct, empirique et centré sur les métiers et sur les mobilités, champs pour des recherches encore à venir. Il remarque d’abord la baisse constante du nombre de cheminots depuis cette date (1938 : 515 000, 1952 : 415 000, 2007 : 160 000). Puis, dans les différentes caractéristiques de chaque période, il trouve matière à de futures études. Ainsi l’électrification des années 1950 explique l’évolution des métiers. Le conflit social de 1953 a été étudié par l’AHICF : retraites et retraités pourraient faire l’objet d’autres travaux. La mobilité saisonnière des cheminots selon les besoins du trafic est également un aspect oublié de l’emploi de l’époque, etc. Passant au conflit de 1968, il y voit le point de départ d’une nouvelle évolution de la société cheminote, caractérisée par quatre tendances : avec la signature de l’accord cadre de modernisation, la SNCF reconnaît les conséquences sociales de la modernisation sur l’emploi et les métiers ; les négociations de juin 1968 prévoient des réunions tripartites ministère des Transports - direction de la SNCF - syndicats. Le désaccord de la société cheminote avec les orientations libérales des contrats de plan Etat-SNCF successifs s’exprimera par des conflits sociaux dénonçant leurs conséquences sur l’évolution des métiers et sur la mobilité (contraction du réseau) ; la réforme de la SNCF et sa régionalisation plus de trente ans après la création de l’entreprise entraîne une réorganisation importante de la société cheminote, de sa représentation syndicale, qui mériterait d’être analysée ; La réforme du système de rémunération prévue dans l’art. 2 du constat de juin 1968 et ses modalités successives jusqu’aux années 1980 mérite également une étude. Il conclut son témoignage avec le TGV, qui a également entraîné une évolution de nombreux métiers, ainsi qu’un développement important du trafic, et, donc, des gains de productivité immenses. |
|---|