Le rail avant l’avènement de la grande vitesse. La vitesse des trains aux États-Unis de 1889 à 1980
Notre propos est de relier les modifications intervenues aux États‑Unis dans la vitesse des chemins de fer après la Deuxième Guerre mondiale avec les évolutions qu’ont connues la propriété du capital et le financement des transports ferroviaires. Nous analysons les causes du déclin de la vitesse des...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/rhcf, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Revue d’histoire des chemins de fer
2022
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Notre propos est de relier les modifications intervenues aux États‑Unis dans la vitesse des chemins de fer après la Deuxième Guerre mondiale avec les évolutions qu’ont connues la propriété du capital et le financement des transports ferroviaires. Nous analysons les causes du déclin de la vitesse des années d’après guerre, la façon dont cette courbe fut inversée et la conversion très relative des Américains à la grande vitesse.Après une diminution notable dans les années 1920 et 1930, les temps de trajets sur les réseaux américains se sont allongés pendant au moins 25 ans après la Deuxième Guerre mondiale. De façon générale, on peut dire que cette perte dans les vitesses n’a été inversée qu’après 1971, avec la nationalisation des transports ferroviaires de voyageurs par le Gouvernement fédéral qui créa alors Amtrak. Notre recherche prend en compte quatre corridors qui ont concentré depuis la Deuxième Guerre mondiale tous les projets de grande vitesse ferroviaire : Californie, Texas, Floride et le corridor nord-est.Je démontre que, si la vitesse a décliné sur ces itinéraires dans l’après-guerre, c’est que non seulement les compagnies ont retiré leur capital des services de voyageurs mais que les banques et autres institutions financières importantes ont retiré leurs capitaux du secteur ferroviaire pour investir massivement dans les réseaux routier et autoroutier et dans le transport aérien.Mes conclusions sont que le tournant structurel qui a fait reposer le financement du transport ferroviaire de voyageurs non plus sur le capital privé mais sur des sources de financement publiques après la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que les tentatives qui ont été faites pour financer la grande vitesse par des partenariats public-privé ont nui aux efforts américains pour accroître la vitesse des trains, laissant les États‑Unis loin derrière d’autres pays industrialisés. |
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