La question des rapatriés et les gares frontalières de Haute-Savoie (1914-1918)
La Haute-Savoie se trouve confrontée à un fait de guerre à travers la question des rapatriés. De 1914 à 1918, Annemasse puis Évian sont les villes d’accueil de ces 489 000 Français expulsés des départements occupés du Nord et de l’Est de la France. Le passage d’Annemasse à Evian, en 1917, traduit la...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/rhcf, |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Revue d’histoire des chemins de fer
2022
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | La Haute-Savoie se trouve confrontée à un fait de guerre à travers la question des rapatriés. De 1914 à 1918, Annemasse puis Évian sont les villes d’accueil de ces 489 000 Français expulsés des départements occupés du Nord et de l’Est de la France. Le passage d’Annemasse à Evian, en 1917, traduit la recherche de capacités d’accueil accrues et de continuité modale ferroviaire. Mode d’arrivée puis de réorientation de ces rapatriés, le train et ces deux gares de Haute-Savoie sont mobilisés en vue de mettre en place un dispositif d’accueil qui est tout autant un contrôle qu’une réhabilitation patriotique. Les gares d’Annemasse puis d’Évian voient ainsi leurs fonctions profondément impactées. De gares ordinaires du réseau PLM, elles deviennent des gares frontalières. Les frontières ferroviaires demeurent, que ce soit à Genève ou Saint-Gingolph-Le Bouveret. Cependant, la gestion de ce fait de guerre invente une forme frontalière temporaire et géographiquement mobile. |
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