La contribution de l’analyse des espaces et du territoire des ateliers de réparation ferroviaire d’Arles à la connaissance du patrimoine industriel et urbain
Aujourd’hui, les ateliers de réparation ferroviaire d’Arles ne sont plus présents que par leur aspect architectural, la plupart des équipements de production ayant logiquement été transférés lors de la fermeture du site vers d’autres ateliers en activité. Laissé libre, l’agencement des bâtiments et...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/rhcf, |
|---|---|
| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Revue d’histoire des chemins de fer
2015
|
| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Aujourd’hui, les ateliers de réparation ferroviaire d’Arles ne sont plus présents que par leur aspect architectural, la plupart des équipements de production ayant logiquement été transférés lors de la fermeture du site vers d’autres ateliers en activité. Laissé libre, l’agencement des bâtiments et des espaces forme un tout indissociable au sein duquel chaque parcelle, résultat de dizaines d’années d’activité industrielle, est porteuse de signification.À partir du site mais aussi d’un corpus archivistique, l’article propose dans un premier temps un retour historique sur le développement et l’activité des ateliers d’Arles depuis l’ouverture en 1848. Les profonds remaniements opérés entre les années 1860 et 1880 traduisent la spécialisation progressive du site dans les locomotives, les tenders et la fabrication de roues avant le recentrement, dans les années 1930, sur la mécanique générale et l’entretien. Les difficultés économiques et structurelles croissantes rencontrées par le PLM avant 1914 et dans l’entre-deux-guerres entraînèrent un déclin inexorable du site d’Arles, dont la modernisation et les mutations continues (mais toujours partielles, au bénéfice des après-guerres notamment) ne purent être réellement décisives.Dans un second temps, l’auteur traite du patrimoine bâti qui occupe ou occupa un site en constante évolution. L’article en éclaire les ressorts techniques et fonctionnels par la succession des équipements, outils et machines qui permet de comprendre l’organisation spatiale avant tout fonctionnelle de l’atelier. Excédentaire et dépassé dès la reconstruction, le site est devenu depuis sa fermeture en 1984 un objet patrimonial et pédagogique remarquable pour l’histoire ferroviaire et, au-delà, l’histoire du travail. |
|---|