Reconstruction et modernisation de la SNCF : les nouvelles rotondes pour locomotives à vapeur (1944-1952)
Après la Deuxième Guerre mondiale, la SNCF fit appel à l’ingénieur-conseil Bernard Laffaille (1900-1955) pour la reconstruction et la modernisation de certains de ses équipements : de toutes les études qu’il proposa, seules les rotondes furent intégralement réalisées selon ses conceptions.Ces édific...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/rhcf, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Revue d’histoire des chemins de fer
2015
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Après la Deuxième Guerre mondiale, la SNCF fit appel à l’ingénieur-conseil Bernard Laffaille (1900-1955) pour la reconstruction et la modernisation de certains de ses équipements : de toutes les études qu’il proposa, seules les rotondes furent intégralement réalisées selon ses conceptions.Ces édifices font date dans le contexte de la reconstruction en raison, certes, de l’élégance de leurs lignes mais surtout par la modernité des méthodes de conception adoptées et des solutions constructives appliquées. Alors que, au même moment, on reconstruisait la plupart des villes et des campagnes selon des techniques traditionnelles, il proposa l’élaboration de projets-types modulaires, une mise en œuvre par préfabrication lourde, l’emploi de structures d’avant-garde (coques de béton armé).Cet article richement illustré avance ainsi que le chantier des rotondes SNCF constitue un véritable laboratoire technique et architectural dans la France de l’après-guerre. Il est aujourd’hui possible de reconstituer ce laboratoire dans toute son envergure et sa complexité grâce à la découverte du fonds d’archives de l’ingénieur Bernard Laffaille et à son inventaire.Au terme de la description précise des opérations de conception et de construction, l’auteur aboutit à un constat globalement très positif au vu des ambitions initiales de la SNCF (objectifs fonctionnels et économiques) et de l’ampleur du programme réalisé. Les « performances » des rotondes conçues par Laffaille dépassent sensiblement celles des modèles plus anciens. En outre, l’objectif initial de concilier l’adoption de plans-types et les exigences locales d’exploitation fut atteint, ce qui constitue une preuve de la flexibilité des nouveaux « modèles unifiés ». Ainsi, 16 rotondes sur 19, soit plus des trois-quarts, constituent l’application stricte d’un modèle-type. |
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