Dépôt, ateliers ferroviaires et influences sur l’urbanisation : le cas niçois
D’une façon générale, l’implantation de dépôts et d’ateliers ferroviaires n’est jamais dénuée de conséquences sur l’évolution urbaine. Dans les communes importantes, la fixation d’un dépôt joue surtout à l’échelle d’un quartier. Une illustration pertinente de ce phénomène peut être trouvée à travers...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rhcf, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d’histoire des chemins de fer
2015
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | D’une façon générale, l’implantation de dépôts et d’ateliers ferroviaires n’est jamais dénuée de conséquences sur l’évolution urbaine. Dans les communes importantes, la fixation d’un dépôt joue surtout à l’échelle d’un quartier. Une illustration pertinente de ce phénomène peut être trouvée à travers le cas de Nice, commune qui connut de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle l’une des plus fortes croissances urbaines du territoire français. Il est intéressant en effet de mesurer l’influence de l’histoire ferroviaire particulièrement riche de la ville sur son expansion urbaine.Reliée au réseau PLM dès les années 1860 (gare et installations de Nice-Ville), la commune accueillit une nouvelle gare (et un petit dépôt) dépendant de la Compagnie Sud-France dans les années 1890.La décennie suivante vit la construction du dépôt et des ateliers de la Compagnie TNL (Tramways de Nice et du Littoral), entreprise de transport urbain et périurbain de grande envergure qui déporta vers l’est le centre de gravité industriel de la ville. L’activité ferroviaire irriguait particulièrement le tissu économique local (sous-traitants notamment) alors que les cheminots pesaient dans la composition de la population. L’évolution urbaine niçoise fut enfin marquée par l’ouverture longtemps retardée des très importantes installations de Nice-Saint-Roch, au début des années 1930. Destinée aux espaces techniques et aux marchandises, l’emprise modela profondément le nord de la ville alors qu’en retour, l’ancienne gare PLM du centre-ville pouvait s’orienter vers le trafic voyageur et ses alentours vers une fonction plus résidentielle. |
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