La naissance d’une société multiforme : la Compagnie industrielle de matériel de transport (1919-1939)

Cette communication étudie le développement, à partir des années 1920, d’une société bordelaise de taille moyenne, la Compagnie industrielle de matériel de transport (CIMT). À partir de ses implantations dans le Sud-Ouest, dédiées tant à la construction qu’aux réparations de matériel roulant, la soc...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/rhcf,
المؤلف الرئيسي: Callite, Anne
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Revue d’histoire des chemins de fer 2015
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:Cette communication étudie le développement, à partir des années 1920, d’une société bordelaise de taille moyenne, la Compagnie industrielle de matériel de transport (CIMT). À partir de ses implantations dans le Sud-Ouest, dédiées tant à la construction qu’aux réparations de matériel roulant, la société mena une politique d’acquisition ambitieuse à la suite des importants mouvements sociaux de 1920 et devint un groupe puissant grâce notamment à l’acquisition d’ateliers modernes (Marly-lès-Valenciennes) et à une association décisive avec les Aciéries du Nord en 1927. Confirmant sa stratégie de pénétration du Réseau du Nord, elle poursuivait sa diversification permettant à la fois de moderniser et d’agrandir ses installations.Durant les années 1930, dans une conjoncture qui resta difficile jusqu’aux commandes de circonstance motivées par la menace de guerre (aéronautique et relance de l’activité), la CIMT demeurait un acteur ferroviaire important, capable de mutualiser ses services et de remporter de beaux succès, notamment l’adjudication de la modernisation des ateliers PO-Midi de Saint-Pierre-des-Corps et d’autres contrats ponctuels de construction (automotrices), décrochés face à une concurrence agressive.Malgré d’évidentes erreurs de parcours, la CIMT survécut à la guerre et aux bombardements. Elle se reconvertit partiellement avant de se replier, dans les années 1950, suite à la mise en liquidation des Aciéries du Nord. Elle fut finalement absorbée, quelque soixante-dix années après sa création, par les nouveaux géants du secteur de l’industrie ferroviaire.