En quête des chefs de dépôt, au temps des compagnies
Cet article aborde un objet négligé de l’histoire sociale des chemins de fer à l’époque des compagnies : la figure du chef de dépôt (dont les fonctions varient considérablement d’un dépôt à un autre). Avant de présenter et d’étudier un certain nombre de sources, l’auteur présente l’enjeu du recrutem...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/rhcf, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue d’histoire des chemins de fer
2015
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Cet article aborde un objet négligé de l’histoire sociale des chemins de fer à l’époque des compagnies : la figure du chef de dépôt (dont les fonctions varient considérablement d’un dépôt à un autre). Avant de présenter et d’étudier un certain nombre de sources, l’auteur présente l’enjeu du recrutement des responsables de la Traction et du Matériel en évoquant, derrière les apparences maintenues d’un large recrutement « sur le tas », la rivalité prépondérante entre ingénieurs d’État et ingénieurs civils, les premiers accaparant les plus hauts postes des compagnies dès le milieu du XIXe siècle.Une approche sociologique des chefs de dépôts est ensuite esquissée à partir de la source constituée par les annuaires professionnels. Cette analyse synchronique montre clairement la domination des anciens élèves des Arts et Métiers (Gadz’arts) parmi les chefs de dépôt diplômés, tous réseaux confondus.Cette prépondérance est alors interrogée grâce aux premiers annuaires d’anciens élèves de l’école, qui révèlent des parcours contrastés (au sein d’une même compagnie ou non). Particulièrement forte au PLM, la place des gadz’arts à la Traction et au Matériel témoigne de compétences techniques et humaines reconnues par les compagnies au sein desquelles des carrières, dures mais parfois brillantes, sont même « balisées » en fonction du rang de sortie de l’école.Enfin, l’article présente une source originale permettant d’envisager une approche longitudinale des carrières ferroviaires des diplômés des écoles à la Traction du réseau Est, parfois jusqu’au rang d’ingénieur. Appelant à une poursuite de l’enquête, l’auteur conclut sur l’intérêt d’affiner notre connaissance des trajectoires professionnelles au sein du Matériel ou de la Traction en recourant notamment aux dossiers personnels conservés au centre d’archives SNCF de Béziers. |
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