Le cheminot en Italie. Image et culture

Au xixe siècle l’image la plus significative que l’on avait des cheminots italiens était celle de travailleurs vivant isolés, dans les gares et les maisons de cantonniers, pour la plupart dans des territoires où sévissait le paludisme. Les cheminots italiens ont toujours été très politisés. Au-delà...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/rhcf,
מחבר ראשי: Maggi, Stefano
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Revue d’histoire des chemins de fer 2011
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Au xixe siècle l’image la plus significative que l’on avait des cheminots italiens était celle de travailleurs vivant isolés, dans les gares et les maisons de cantonniers, pour la plupart dans des territoires où sévissait le paludisme. Les cheminots italiens ont toujours été très politisés. Au-delà de leur puissant syndicat, ils ont fourni des dirigeants aux partis politiques et aux institutions. Dans l’imaginaire collectif, le cheminot était un socialiste. Le métier cheminot le plus caractéristique était sans doute celui du mécanicien, qui conduisait la locomotive à vapeur et en assurait les réparations courantes. Afin de souligner son aptitude professionnelle et la délicatesse de son travail, le mécanicien se voyait donner le titre de maître, une épithète qui n’appartenait qu’à lui chez les cheminots. La privatisation des Ferrovie dello Stato à partir de la fin des années 1980 a changé l’image du travail dans les chemins de fer, qui paraît désormais relever moins de l’homme que de la technique. La restructuration industrielle des chemins de fer a atteint une envergure inégalée dans d’autres secteurs en Italie. En 1987 il y avait 220 000 cheminots, aujourd’hui sont moins de 100 000.