La combativité cheminote en question : la grève avortée de novembre 1974

Depuis les années 1920, les cheminots bénéficient d’une réputation de combativité dans l’imaginaire collectif de la société française. En novembre 1974, les postiers ont engagé une grève illimitée et générale depuis octobre. La conjoncture laisse penser qu’ils ont tout intérêt à élargir leur mouveme...

Full beskrivning

Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/rhcf,
Huvudupphovsmän: Ducamp, Alix, Bouget, Vincent
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Revue d’histoire des chemins de fer 2011
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Depuis les années 1920, les cheminots bénéficient d’une réputation de combativité dans l’imaginaire collectif de la société française. En novembre 1974, les postiers ont engagé une grève illimitée et générale depuis octobre. La conjoncture laisse penser qu’ils ont tout intérêt à élargir leur mouvement, en premier lieu en direction des cheminots. Un mot d’ordre de grève circule effectivement à la SNCF début novembre 1974, mais le mouvement ne « prend » pas. Il s’agit donc pour nous de comprendre l’image des cheminots qui s’est formée dans la société pendant et à l’issue de la grève des postiers. Cette grève et le mouvement raté qui s’en est suivi à la SNCF ont-ils eu des répercussions sur les représentations de la combativité cheminote ? Comment caractériser les attentes qui se fixent sur les cheminots pendant la grève des postiers ? Et quelles sont les réactions à l’échec d’un mouvement cheminot en novembre 1974 ? Il doit être replacé dans le début du reflux du mouvement ouvrier et de ses organisations politiques et syndicales dans les années 1970 et 1980. Mais si novembre 1974 est une parenthèse, on ne peut pas dire avec certitude que cet épisode ait ébranlé la réputation, la perception de la combativité des cheminots dans la société.