Du plan stratégique au plan de transport. Deux succès de logistique pour deux stratégies en échec (août 1914-septembre 1939)
En 1914, il est possible de définir le plan de transport que doit mettre en œuvre l’état-major général français comme un espace vectoriel de dimension 3 : moyens, espace, temps.Les moyens sont constitués surtout par le matériel humain appuyé pour l’essentiel par le canon de 75. L’espace assigné aux...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rhcf, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d’histoire des chemins de fer
2014
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | En 1914, il est possible de définir le plan de transport que doit mettre en œuvre l’état-major général français comme un espace vectoriel de dimension 3 : moyens, espace, temps.Les moyens sont constitués surtout par le matériel humain appuyé pour l’essentiel par le canon de 75. L’espace assigné aux opérations militaires relève de considérations diplomatiques : une action offensive doit-elle être dirigée vers la frontière de l’Est, en Alsace-Lorraine, ou vers le Nord ? La décision influence les délais d’acheminement des troupes et la capacité des réseaux ferrés à les respecter. Le troisième facteur, le temps, est régulé par l’aptitude du chemin de fer à concentrer sur les frontières plus de 800 000 hommes dans un délai au plus égal à 14 jours sitôt la mobilisation décrétée.Sachant que la vitesse moyenne du déplacement des trains d’un corps d’armée est de 30 kilomètres à l’heure, le réseau ferroviaire français est-il en mesure de répondre à cette problématique ? Il faut pour cela innover dans les domaines du matériel, des dépôts, des installations fixes, de l’exploitation. Il faut surtout améliorer les infrastructures, créer les quais d’embarquement, élargir le gabarit des tunnels, concevoir des itinéraires de détournement. Grâce à ces mesures judicieuses, la concentration s’avère un succès. Dès le 15 août 1914, l’objectif est atteint.En 1939, le chemin de fer s’inspire des mêmes principes qu’en 1914 et bénéficie de l’expérience acquise et des effets de la modernisation ; il assume son rôle plus complexe d’une façon très satisfaisante comme le reconnaissent les autorités civiles et militaires. Malheureusement, en dépit d’un succès logistique indéniable, la jeune SNCF est la cible d’une nouvelle dimension de la guerre, la suprématie aérienne. |
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