Un statut dans la République, une position dans la classe ouvrière : les travailleurs de l’État (1897-1951)
Les travailleurs de l’État des arsenaux de terre appartiennent comme les cheminots au monde des professions stratégiques. Peu grévistes en 1936, ils sont résistants 5 ans plus tard, et révoqués nombreux après guerre.Âprement défendu quand il est remis en cause, leur statut s’est substitué aux distin...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rhcf, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Revue d’histoire des chemins de fer
2011
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les travailleurs de l’État des arsenaux de terre appartiennent comme les cheminots au monde des professions stratégiques. Peu grévistes en 1936, ils sont résistants 5 ans plus tard, et révoqués nombreux après guerre.Âprement défendu quand il est remis en cause, leur statut s’est substitué aux distinctions corporatives ; ce n’est pas une simple solidarité de métier malgré le rôle des écoles techniques dans la cohésion du personnel, ni un capital d’avantages, ni une simple conséquence du statut d’arsenal. C’est aussi une conscience de statut soutenue par un syndicalisme puissant.Il s’enracine par la retraite et la carrière au temps de la précarité, le salaire et la promotion dans la société de consommation. Mais sa légitimité est liée à la spécificité de la production des armes. Par suite, ce qui était une force tant que la guerre était le ciment des cités est une faiblesse quand elle en devient le remord et la crainte, que la globalisation anticipe le dépassement des frontières, que se diluent les espaces de souveraineté et de légitimité. |
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