Projets pour un paradis moderne
Les architectes ont pensé les loisirs à partir du début du XIXe siècle, au moment où ils deviennent des enjeux sociétaux. Qualifiés de divertissements et de jeux, ils sont perçus comme une activité alternative au travail, un moment régénérateur. C’est aussi généralement le cas chez les utopistes soc...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/rhc, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Revue d'histoire culturelle
2023
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Les architectes ont pensé les loisirs à partir du début du XIXe siècle, au moment où ils deviennent des enjeux sociétaux. Qualifiés de divertissements et de jeux, ils sont perçus comme une activité alternative au travail, un moment régénérateur. C’est aussi généralement le cas chez les utopistes sociaux, à l’exception de Charles Fourier qui, comme William Morris à la fin du siècle, transforment le travail en loisir et, dans une certaine mesure, le loisir en travail. Ces deux conceptions du loisir se retrouvent dans la pensée et la pratique architecturales du XXe siècle. D’une part une pensée fonctionnaliste prend acte du passage du loisir des élites aux loisirs de masse et conçoit des équipements destinés à régénérer les corps et les esprits. Elle donne naissance à l’architecture des loisirs telle que nous la connaissons depuis l’après-guerre. D’autre part des théoriciens, principalement situationnistes, qui s’efforcent de penser un monde nouveau dont le travail est appelé à disparaître. Les architectes les plus novateurs de la seconde moitié du XXe siècle ont, pour une part, fondé leur esthétique postmoderniste sur une pensée du jeu généralisé s’exerçant dans un temps libéré de toute contrainte. |
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