Restaurer, conserver, préserver : incendie et restauration de la cathédrale de Chartres (1836-1840)
La reconstruction de la cathédrale de Chartres, après le violent incendie qui détruisit sa toiture, sa charpente et ses cloches, dans la nuit du 4 au 5 juin 1836, permit de jeter les bases d’une politique nouvelle en matière de restauration des monuments historiques.Que fallait-il restaurer ? Un lie...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/rhc, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Revue d'histoire culturelle
2023
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La reconstruction de la cathédrale de Chartres, après le violent incendie qui détruisit sa toiture, sa charpente et ses cloches, dans la nuit du 4 au 5 juin 1836, permit de jeter les bases d’une politique nouvelle en matière de restauration des monuments historiques.Que fallait-il restaurer ? Un lieu de culte ou un monument national ? Les hommes de la monarchie de Juillet optèrent pour la seconde solution, provoquant l’ire du clergé et des légitimistes. La construction de l’Histoire et de la mémoire nationales, instrument de légitimation du pouvoir politique, chère à François Guizot, allait de pair avec une vaste entreprise de conservation du patrimoine dont l’Inspection des monuments historiques serait l’instrument idéal. On ne devait plus seulement restaurer la cathédrale de Chartres, mais assurer sa pérennité en la transformant, selon les mots du député maire Adelphe Chasles, en « un édifice totalement incombustible ».La notion émergente de monument national s’enracinait dans les discours des révolutionnaires qui œuvrèrent pour sauver les monuments voués à la destruction sous la Terreur. Ces discours fondateurs qui dissociaient religion et esthétique contribuèrent à l’émergence d’une science archéologique laïque et à la reconnaissance de la valeur inestimable de l’art médiéval. La cathédrale de Chartres était désormais investie d’une identité multiple, à la fois historique, artistique et religieuse. |
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