Ruines de Libye. Le regard sur les antiquités dans la propagande coloniale italienne (1911-1937)

Dans la culture visuelle et matérielle du colonialisme italien, les découvertes archéologiques et les ruines de Libye occupent une place de choix, tant pour le rôle qu’elles ont joué dans la légitimation de l’impérialisme que pour leur contribution plus générale au récit de l’expérience colonisatric...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/rhc,
第一著者: Troilo, Simona
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Revue d'histoire culturelle 2023
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Dans la culture visuelle et matérielle du colonialisme italien, les découvertes archéologiques et les ruines de Libye occupent une place de choix, tant pour le rôle qu’elles ont joué dans la légitimation de l’impérialisme que pour leur contribution plus générale au récit de l’expérience colonisatrice. L’article identifie le pouvoir de ces objets dans leur capacité à traverser les espaces et à être employés dans des dispositifs de communication très hétérogènes : sous forme de photographies, de moulages, de dessins et d’images cinématographiques, ces témoignages de l’histoire ont en effet été largement utilisés pour renforcer l’identité coloniale du pays et, à partir de 1922, pour construire le consensus. Objet d’une production culturelle qui mêle information, consommation et divertissement, les vestiges du passé perdent leur matérialité pour trouver leur place dans les magazines, les affiches publicitaires, les cartes postales. Le propos se porte d’abord sur la découverte de ce matériel, puis se penche sur sa popularisation et analyse enfin l’intermédialité qui caractérise son utilisation.