« Chœur des esclaves » et politique : dépasser la controverse
Le « Chœur des esclaves » est sans doute le plus connu des airs de Verdi. Ses usages multiples dans le champ politique – depuis les manifestations de gilets jaunes jusqu’aux marches de l’opéra d’Odessa au lendemain de l’invasion russe – en font un enjeu très contemporain, dont chacun croit connaître...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rhc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Revue d'histoire culturelle
2023
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Le « Chœur des esclaves » est sans doute le plus connu des airs de Verdi. Ses usages multiples dans le champ politique – depuis les manifestations de gilets jaunes jusqu’aux marches de l’opéra d’Odessa au lendemain de l’invasion russe – en font un enjeu très contemporain, dont chacun croit connaître les implications et les sous-entendus multiples. Historiens et musicologues ont pourtant largement revisité la signification première de ce chœur depuis l’ouvrage pionnier de Roger Parker mettant en cause toute la narration verdienne d’une signification métaphorique du chœur pour peindre, à travers la souffrance des Hébreux, celle des Italiens sous le joug autrichien. Le débat historiographique qui s’en est suivi, en particulier avec George W. Martin, et qui a duré plus de quinze ans, semble n’avoir pas de vainqueur ; les positions des uns et des autres se sont figées jusqu’à devenir acides et le débat s’est éteint faute d’arguments nouveaux. L’objectif de cet article est de faire un bilan de ce débat et de tenter d’en dépasser les apories. |
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