Gouverner par les symboles
Le pouvoir n’existe pas en soi : il s’exerce. Aux côtés des armes relevant du coercitif et du rhétorique toute institution cherche à produire et à entretenir la collectivité de référence par le recours à des « signes de reconnaissance », des symboles. On s’attache ici aux seules institutions politiq...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rhc, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d'histoire culturelle
2023
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le pouvoir n’existe pas en soi : il s’exerce. Aux côtés des armes relevant du coercitif et du rhétorique toute institution cherche à produire et à entretenir la collectivité de référence par le recours à des « signes de reconnaissance », des symboles. On s’attache ici aux seules institutions politiques – États et collectivités locales au premier chef, mais aussi organisations partisanes ou syndicales. En leur sein on distingue les trois grandes de symbolisation : l’emblème (qui n’est pas seulement visuel mais aussi sonore : étendards, hymnes, devises, …), le monument (de la toponymie de célébration à la nécropole en passant par la statuaire) et du rituel – à quoi on n’oubliera pas que se résume la notion de « religion » dès lors que l’on sort de la sphère christiano-musulmane. Dans la continuité d’un texte programmatique publié en 2000, cet article développe quelques pistes pour une enquête plus approfondie, mettant en lumière l’importance du recours à l’émotion dans le fonctionnement des sociétés politiques et l’actualité récurrente de cet instrumentarium, trop vite et trop longtemps considéré avec condescendance par une historiographie rationaliste et élitiste. |
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