Rendre hommage et se souvenir. Les monuments commémoratifs rapatriés des anciennes colonies : d’Afrique française du Nord aux Pyrénées-Atlantiques
Au lendemain de la Grande Guerre, la France a érigé des monuments aux morts dans la quasi-totalité de ses communes ainsi que dans ses anciennes colonies. Après les guerres de décolonisation, dans la seconde moitié du XXe siècle, le destin de ces monuments changent. Ils sont rapatriés, remaniés, détr...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/rhc, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Revue d'histoire culturelle
2025
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Au lendemain de la Grande Guerre, la France a érigé des monuments aux morts dans la quasi-totalité de ses communes ainsi que dans ses anciennes colonies. Après les guerres de décolonisation, dans la seconde moitié du XXe siècle, le destin de ces monuments changent. Ils sont rapatriés, remaniés, détruits, selon les circonstances de la sortie de colonisation : la guerre peut attiser le rejet quand une sortie négociée peut apaiser les relations entre les pays. À l’indépendance de l’Algérie en 1962, des monuments sont rapatriés en masse en France, par crainte de vandalisme ou par attachement aux symboles représentés. Pour les étudier, nous nous intéresserons au département des Pyrénées-Atlantiques, dans lequel trois monuments racontent trois contextes du rapatriement, tous liés à la guerre d’Algérie et aux combats de Tunisie et du Maroc. La statue Poeymirau à Pau (Maroc), le Poilu d’Etsaut (Algérie) et le monument aux Victimes du Lutin et du Farfadet à Mourenx (Tunisie) illustreront ces propos. Depuis la fin du XXe siècle, des processus de patrimonialisation permettent à des œuvres d’être sauvées et conservées lorsque d’autres sont détruites et oubliées. Ainsi, nous pouvons nous demander quel est le devenir de ces monuments commémoratifs, témoins d’un passé plus ou moins accepté qu’est celui de la colonisation. Cette mémoire est-elle vouée à perdurer dans le patrimoine colonial urbain, à être reconstruite pour apaiser ou justement à disparaître, puisqu’encore trop sensible ? |
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