Le parcours d’une statue équestre
Les déboulonnages de statues et leur retrait de l’espace public s’inscrivent dans une histoire postcoloniale qui illustre de façon spectaculaire les tensions mémorielles dans certaines sociétés par rapport à leur passé colonial. Sous un angle mémoriel conflictuel, on peut s’interroger sur les condit...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rhc, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d'histoire culturelle
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les déboulonnages de statues et leur retrait de l’espace public s’inscrivent dans une histoire postcoloniale qui illustre de façon spectaculaire les tensions mémorielles dans certaines sociétés par rapport à leur passé colonial. Sous un angle mémoriel conflictuel, on peut s’interroger sur les conditions préalables à l’avènement d’une conscience « postcoloniale » qui remet en question certains monuments de la période coloniale dans l’espace public urbain. L’objet de cet article est de montrer que le déboulonnage du Reiterdenkmal à Windhoek, capitale de la Namibie, s’inscrit dans une logique de dépatrimonialisation. En outre, depuis son retrait, un autre monument, la statue de Sam Nujoma, « père » fondateur de la Southwest Africa People’s Organization (SWAPO) et premier président de la Namibie (1990-2005) a été érigée à sa place originelle. Une méthode d’analyse qui tient compte de cette dépatrimonialisation est proposée, basée sur les documents des Archives nationales de la Namibie et sur la presse namibienne, ainsi que sur l’analyse iconographique d’une « statue qui bouge » puisqu’elle a été déplacée plusieurs fois lors de son parcours centenaire. |
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